GPA, PMA post mortem, ROPA : ce que révèle la grande consultation sur la bioéthique

GPA, PMA post mortem, ROPA : ce que révèle la grande consultation sur la bioéthique
Publié le
July 8, 2026
Le Comité consultatif national d’éthique a dévoilé le 6 juillet la synthèse de six mois de consultations citoyennes sur les grands enjeux de bioéthique. Un rapport en demi teinte qui réaffirme une opposition de principe à la gestation pour autrui (GPA), mais qui met aussi en lumière une ouverture à des techniques de procréation éthiquement contestables, comme la ROPA, la PMA post mortem ou encore ouverte aux transgenres.

Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) a rendu mardi 7 juillet sa synthèse sur la bioéthique. Cette instance a préparé une synthèse des différents avis sur les grands sujets sociétaux, réunis après six mois de consultations et 300 débats sollicitant citoyens, religions, associations et experts. Une "photographie inédite des attentes et lignes de tension" sociétales sur plusieurs thématiques (extension des tests génétiques, nouvelles possibilités de procréation, IA, prévention, environnement, greffes et xénogreffes, santé en outremer…), résume ainsi le CCNE dans un communiqué.

Parmi les thématiques majeures abordées, celle de la Gestation Pour Autrui (GPA). Le rapport des États généraux de la bioéthique est clair : les Français ne sont pas favorables à sa légalisation. Pour rappel, la GPA est une technique de procréation impliquant qu’une femme assume la grossesse et porte l’enfant, mais s'engage à le remettre dès la naissance aux "parents d'intention" à l'origine de la demande, qu'ils soit hétérosexuels ou homosexuels. Si la mère porteuse peut être celle qui a donné l’ovocyte, il est aussi possible de recourir à un don d’ovocytes impliquant une seconde femme. Cette technique de procréation a lieu moyennant une rémunération, qui varie selon les pays et peut aller jusqu'à... 60.000 euros. Actuellement interdite en France, cette pratique a été récemment remise sur le devant de la scène par l'ancien Premier ministre Gabriel Attal, qui a expliqué faire de la "GPA éthique" l'une de ses priorités en vue de la présidentielle 2027.

L'intérêt de l'enfant prime sur le désir de parentalité

Le CCNE rappelle dans sa synthèse son opposition de principe à la GPA; qui "porte atteinte à l’intégrité des femmes qui portent un enfant pour autrui, tant sur le plan corporel que psychique et dans leur vie familiale, avec des conséquences sur l’enfant encore insuffisamment évaluées." Le "désir d’enfant", aussi légitime soit-il, peut-il être honoré s’il doit passer par des atteintes à l’intégrité des femmes — même volontaires et altruistes dans leur démarche — et des enfants à
naître ?, questionne notamment l'instance.

Source : fr.aleteia.org

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Commentaire du CPDH

Les États généraux de la bioéthique ont été intenses et les débats ont apporté des résultats plus contrastés que certains ne voudraient le faire croire.

Les Français se prononcent majoritairement contre la légalisation de la gestation pour autrui, en cohérence avec l’interdiction prévue par la loi française. Le désir d’enfant ne peut pas supplanter la dignité et les droits des femmes et des enfants. Sans surprise, on remarque de fortes disparités entre les opinions soi-disant progressistes de Paris et celles, plus conservatrices, du reste de la France.

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