Ce qu’est le DPI-A, ce test illégal en France auquel Marine Tondelier révèle avoir eu recours

Ce qu’est le DPI-A, ce test illégal en France auquel Marine Tondelier révèle avoir eu recours
Publié le
June 26, 2026
La cheffe de file des Écologistes a relaté à la radio Ici s’être rendue en Belgique pour bénéficier de cet examen génétique interdit en France.

« Et là, gros vertige. » Invitée d’un podcast de la radio Ici dédié à l’infertilité et à la procréation médicalement assistée, la dirigeante écologiste Marine Tondelier s’est confiée sur son propre parcours dans un épisode mis en ligne jeudi 25 juin. L’occasion d’évoquer un sujet controversé : le diagnostic génétique préimplantatoire des aneuploïdies, ou plus simplement « DPI-A ».

« Je ne l’ai jamais raconté parce que je ne voulais pas que ça obstrue l’annonce de ma grossesse avec des polémiques mais moi, en fait, je suis allée en Belgique » pour faire un « DPI-A », a-t-elle raconté à Anna Roy, la sage-femme qui anime le podcast. Et pour cause : cet examen dont a bénéficié Marine Tondelier est interdit en France.

Marine Tondelier relate un échange avec sa médecin après plusieurs échecs d’implantations d’embryon : « Elle m’a dit “En France, [le DPI-A] est interdit”. Et ça, c’est le moment où la politique rentre en action en disant “Pourquoi ?” (...) Et elle me dit : “C’est autorisé dans certains pays et pas dans d’autres”. »

Vérifier a priori que l’embryon est viable

Dans la foulée et alors qu’elle est en parcours PMA, Marine Tondelier fait le DPI-A en Belgique (elle évoque un coût de 10 000 euros « au moins »), qui diagnostique que deux embryons sont viables. Elle découvrira plusieurs mois plus tard qu’elle est enceinte, de manière naturelle, ce qu’elle qualifie de grossesse « miraculeuse ».

Reste néanmoins l’examen passé, qui a permis à Marine Tondelier d’en savoir plus sur son parcours et sur sa capacité à avoir un enfant. Car c’est bien là le but du DPI-A : savoir avant même le transfert d’un embryon dans l’utérus s’il est viable, et éviter une fécondation in vitro vouée à l’échec.

L’analyse génétique, qui est réalisée en prélevant une ou quelques cellules sur les embryons, permet en effet d’identifier les anomalies du nombre de chromosomes. Celles-ci sont la principale cause d’échec d’implantation et sont responsables de près de la moitié des arrêts spontanés de grossesse précoces, rappelle l’Erege, dispositif public de réflexion sur les sujets bioéthiques dans la région Grand-Est.

Source : www.huffingtonpost.fr

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Commentaire du CPDH

La secrétaire nationale des Ecologistes, Marine Tondelier, avoue avoir eu recours illégalement au DPI-A en Belgique dans son parcours de PMA infructueux. Il est toujours étrange de constater que les hommes et femmes politiques s'affranchissent allègrement des lois de notre pays.

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