Intelligence artificielle L’IA va-t-elle nous remplacer au travail ?

Intelligence artificielle L’IA va-t-elle nous remplacer au travail ?
Publié le
September 17, 2026
L’avenir du travail ne dépend pas seulement des performances futures de l’IA, il dépend aussi de nos choix, affirme le consultant en entreprise Pierre d’Elbée. Certaines tâches pénibles peuvent heureusement disparaître, mais d’autres méritent sans doute d’être préservées.

Connaissez-vous Waymo, cette entreprise américaine qui développe des véhicules entièrement autonomes ? Une étude scientifique montre que, sur 56,7 millions de miles parcourus sans conducteur dans plusieurs villes américaines, ses véhicules ont connu 82% d’accidents avec blessés en moins et 94% d’accidents avec blessures graves ou mortelles en moins que des conducteurs humains comparables. Si la machine conduit plus sûrement que l’homme, pourquoi conserver un conducteur ? Cela va-t-il progressivement concerner d’autres secteurs professionnels ? Bill Gates affirme par exemple que d’ici une dizaine d’années, les humains pourraient ne plus être nécessaires "pour la plupart des choses" : des expertises rares — comme celles d’un excellent médecin ou d’un excellent enseignant — deviendraient grâce à l’IA largement accessibles.

L’IA à la place de l’homme

Cette « thèse de la substitution » considère que l’IA va accomplir de plus en plus de tâches humaines et donc réduire la quantité de travail nécessaire pour produire les mêmes biens et services. En mai 2025, le PDG et cofondateur d’Anthropic Dario Amodei a ainsi partagé une prédiction inquiétante : l’IA pourrait supprimer la moitié des emplois de cols blancs de premier niveau, et faire monter le chômage américain entre 10 et 20% dans les cinq prochaines années. Face à cette thèse de la substitution, peut-on envisager d’autres scénarios ?

L’IA avec l’homme

Un premier scénario est celui de l’augmentation : ici, l’IA ne se substitue pas au travailleur, elle augmente ses capacités. Le métier demeure, mais son contenu change. Le Rapport sur l’avenir de l’emploi de 2025 établi par le Forum économique mondial, va dans cette direction. En partant des réponses de plus de 1.000 employeurs représentant 14 millions de salariés, il estime que 47% des tâches sont aujourd’hui réalisées par l’homme seul. À l’horizon 2030, ces employeurs anticipent une répartition presque égale entre travail humain, automatisation et coopération homme-machine. Soit un tiers pour chacun.

Par son travail, l’homme apprend, il apporte une valeur ajoutée, il gagne sa vie, et il s’accomplit.

Deuxième scénario : si l’IA nous permet de produire autant en moins de temps, pourquoi combler nécessairement ce gain de disponibilité par plus de travail ? Thomas Breda suggère que nous pourrions décider collectivement de travailler moins. Un choix politique. Dès 1930, Keynes imaginait qu’en 2030, les progrès techniques permettraient à ses petits-enfants de travailler environ 15 heures par semaine. Le temps ainsi gagné pourrait être consacré aux relations humaines, aux arts, à une passion… c’est-à-dire à des activités poursuivies pour elles-mêmes, et non pour l’argent.

Source : fr.aleteia.org

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