
Dernière étape à l’Assemblée nationale avant un probable vote définitif le 15 juillet. L’Assemblée nationale a une nouvelle fois adopté, mardi 30 juin, à une large majorité, la création d’un droit à l’aide à mourir, promesse phare du deuxième quinquennat d’Emmanuel Macron.
Sous les yeux de l’ancien député Olivier Falorni, auteur de la proposition de loi, 295 députés ont voté pour ; contre, 232. La Chambre basse avait déjà adopté le texte en mai 2025 (305 voix contre 199), puis en février 2026 (299 voix contre 226). La réforme va désormais repartir au Sénat, qui devrait à nouveau rejeter le texte lors de son examen à partir du 7 juillet, mais le gouvernement a décidé de donner le dernier mot à l’Assemblée nationale, où le vote final est fixé au 15 juillet.
« Je crois que maintenant il est temps vraiment que le Parlement se prononce définitivement », a déclaré M. Falorni à l’issue du vote. Faisant part de son « émotion », le maire de La Rochelle a dit penser à « ces hommes et ces femmes (…) rencontrés » depuis sa première loi sur le sujet il y a quatorze ans, qui lui « ont dit : “Faites une loi” ».
A l’entame de cette nouvelle lecture, le ministre des relations avec le Parlement, Laurent Panifous, lui-même fervent défenseur du texte, avait souligné la gravité de l’enjeu : « La France est à l’aube d’une évolution sociétale majeure », avait-il dit au Parisien, évoquant la « principale réforme des dix ans passés et même au-delà ».
Source : www.lemonde.fr
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Les députés ont adopté une troisième fois le texte ouvrant « l’aide à mourir » en France. Si une majorité s’est de nouveau dégagée en faveur de la proposition de loi, l’écart de voix entre les pro et les anti-euthanasie (63) s’est réduit au fil des votes à l’Assemblée nationale. En première lecture, le 27 mai 2025, le texte avait recueilli 305 voix pour, 199 contre. Le 25 février, il y avait eu 299 bulletins favorables contre 226 défavorables.
Le dernier examen au Sénat a commencé en commission cette semaine, avant le vote final le 15 juillet. Mais les sénateurs ont déposé une motion de rejet, jugeant les désaccords avec l'Assemblée nationale irréconciliables. Ils ont raison !
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Le gouvernement a désormais dans ses mains l'avenir de cette proposition de loi, et peut décider de mettre un terme à la navette parlementaire, suivant l'exemple du Royaume-Uni.
Rien n’est donc perdu !
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