
L’Académie de médecine recommande d’autoriser à la population générale des tests pour déceler la présence éventuelle de certaines anomalies génétiques chez les couples ayant un projet parental, un dépistage jusqu’ici limité à des cas avec des antécédents familiaux, selon un rapport communiqué vendredi.
Ce sujet a nourri dans le passé plusieurs avis du comité national d’éthique ou débats à l’Assemblée nationale lors de révisions des lois de bioéthique, sans aboutir à un changement de législation, mais « le contexte a profondément changé », plaide l’Académie dans une synthèse de ses préconisations.
« Les progrès du séquençage à haut débit ont rendu le test à la fois plus performant et beaucoup moins coûteux », et « de nombreux pays – États-Unis, Royaume-Uni, Belgique, Espagne, Israël, Australie notamment – l’ont déjà autorisé, avec des résultats significatifs, par exemple sur la quasi-disparition de la gravissime maladie de Tay-Sachs dans certaines populations », observe l’institution. En France, ce dépistage est interdit en population générale, sauf antécédent familial déjà identifié.
Plus de mille gènes responsables de maladies récessives (autosomiques ou liées au chromosome X) graves et incurables de l’enfant, comme la mucoviscidose, l’amyotrophie spinale ou la myopathie de Duchenne, ont été identifiés.
Source : www.lavoixdunord.fr